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Zulu Sierra Project

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L’accident


 
Le 7 Juin 2015, le F-BOZS part en vol pour une leçon de pilotage classique durant lequel l’équipage effectuera un entrainement au vol lent.
 
Après environ 40 minutes de vol, l’équipage ayant terminé les exercices revient sur le terrain de Saint-Cyr l’Ecole pour se poser.
 
En étape de base, l’instructeur estime que l’avion est un peu bas et demande à l’élève de remettre un peu de puissance afin de revenir sur le plan d’approche.
Celui-ci effectue les actions demandées et tente d’augmenter progressivement la puissance pour revenir sur le plan mais il n’obtient aucune réaction du moteur même une fois la pleine puissance affichée sur la commande de gaz.
 
Il en informe son instructeur qui effectue un rapide diagnostic et conclut qu’ils sont trop bas pour pouvoir rejoindre le terrain.
 
L’instructeur prend alors les commandes et annonce la panne moteur sur la fréquence du contrôle de Saint-Cyr avant de tenter de poser l’avion dans un champ de l’INRA situé entre le terrain de Saint-Cyr et le château de Versailles.
 

 
L’endroit étant une multitude de petits champs expérimentaux entrecoupés d’allées, le terrain est un peu accidenté et peu propice au roulage d’un avion.
 
Le F-BOZS étant un avion à train dit “Classique” (deux trains principaux et une roulette sous la queue de l’appareil), celui-ci finit par buter dans une des allées et se retourner sur le dos (voir les photos ci-dessous du service départemental d’incendie et de secours).
 

 

 

 
L’équipage s’en sort sain et sauf mais l’instructeur, relativement grand, sera plus sévèrement touché que son élève suite à ce retournement.
 
Comme on peut le voir sur les photos ci-dessus, le service départemental d’incendie et de secours intervient rapidement et déploie des moyens importants pour porter assistance à l’équipage et prévenir un départ de feu.
 

L’enquête du BEA


 
A la suite de cet accident, le BEA (Bureau d’Enquêtes et d’Analyses) sera saisi pour enquêter sur les causes.
 
S’ensuit une enquête de plus d’un an afin de déterminer l’origine de cet accident.
 
Assez rapidement, le facteur humain est écarté et l’équipage est mis hors de cause.
 
L’enquête se poursuit alors et se concentre sur les causes techniques expliquant le manque de puissance observé par l’équipage au moment du problème.
Des analyses poussées sont menées sur le moteur et le carburant à la recherche d’un ou plusieurs facteurs pouvant expliquer la défaillance technique mais sans succès.
 
Au bout d’un an, à l’issue de l’enquête, le BEA rend un rapport dans lequel est inscrit que la ou les causes de l’accident n’ont pu être déterminées (Lien vers le rapport du BEA : Rapport BEA).
 
C’est un coup dur pour l’équipage et tous les membres du club qui comptaient sur le BEA pour leur expliquer ce qu’il s’était passé ce jour-là mais les questions resteront sans réponses…